Il y a les consignes qui se succèdent en mille incohérences, les spectacles qu’on enterre à la pelle et les cafés qui se taisent
Et pendant ce temps, ils brament
Il y a ces peurs qui montent et ces frontières qui se ferment, ces petits replis, et autres rétrécissements qui serrent le coeur,
ces tensions qui naissent au dedans jusqu’à devenir fou
Et pendant ce temps, ils brament
Il y a ces élans étouffés pour fuir le risque de la énième déception, ces humains en marche vers leurs maisons en perte de route, et sur d’autres routes ceux en perte de maison
Et pendant ce temps, ils brament
Il y a la vieille danse de la naissance et de la mort, de la vie et de l’amour qui continuent à courir sous nos peaux assoiffées d’embrasements
Et pendant ce temps, ils brament
Il y a quelques jours sur le Vercors, un éco-garde disait :
« On va pouvoir ressortir le panneau : Ici commence la zone libre« .
Profitons des joies en partage, avec la même ferveur que le cerf qui chante jusqu’à en oublier si c’est le jour ou la nuit!
Stéfanie
Crédit photo : Vincent Munier
