Dans quinze jours, ce sera le solstice d’été.
Ce jour qui repousse la nuit dans ses retranchements.
On s’y achemine tranquillement, en goûtant déjà
la douceur des pic nic à la rivière.
C’est la fête au sirop de sureau, au pesto d’ail des ours, aux rouges cerises,
aux champs de coquelicot, ça cueille, ça transforme, ça se régale.
Et ça glane les pépites de petites filles qui philosophent les pieds dans l’eau :
« Le plaisir quand il fait froid c’est de se réchauffer,
Le plaisir quand il fait chaud c’est de se rafraîchir »
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C’est simple la vie quand on est haut comme trois pommes.
C’est simple la vie, quand on est rivière.
Quelque soit le rocher posé sur notre route, ça coule, ça glisse, ça contourne, ça caresse,
ça suit son cours, ça avance, sans jamais arrêter le mouvement.
« Comment elle fait la rivière pour changer de couleurs? »
Et là, dans ses pétillantes descentes, dans le secret de son lit,
la rivière nous prépare les grains de sable sur lesquels on ira s’allonger face à l’océan.
Pour ce mois de juin, je propose la puissance de la rivière et la légèreté enfantine.
Stéfanie
