Voyages intérieurs et extérieurs

18 Sep 2019

Le conte, c’est une invitation au voyage intérieur.
Pas besoin de réserver son train sur internet, ni de faire sa valise, pas de passeport à donner, ni de vaccins à effectuer.
Juste s’asseoir et laisser les images s’inscrire au dedans.
Une fiction, un voyage virtuel en somme.
Mais dans notre monde où les images virtuelles sont si prégnantes, omniprésentes, envahissantes,
où le monde numérique prend le pas sur les réalités tangibles,
cultiver ces images intérieures semble une expérience réelle et nécessaire à vivre.
Au milieu de la course du monde, s’asseoir et écouter par tous nos sens.
Oser fermer les yeux pour laisser venir les images intimes soufflées par les mots.
Celles que chacun-e sera seul-e à voir, parce qu’en résonance aux mots, le monde se dessine différemment en chacun-e.
Sentir sa peau se colorer des expériences vécues par ces héros et héroïnes.
Traverser leurs émotions et ressortir armés pour affronter la vraie vie, le coeur bouillonnant de désirs.
Oui, c’est un voyage de chair, essentiel pour habiter nos corps et nos âmes, les gonfler de merveilles,
comme lorsque le bébé est niché dans le ventre de sa mère, et qu’il se nourrit autant au placenta qu’aux rêves et chants de sa mère.
Gonfler corps et âme comme le vent qui souffle dans la voile, pour que l’on puisse voguer loin, chevauchant nos rêves,
pour dessiner ensemble des horizons lumineux.
En cet automne, ce sera une joie de parcourir avec vous les paysages intérieurs et extérieurs, les paysages sonores ou forestiers,
grandioses ou vulnérables, musicaux ou langagiers.
Que souffle le vent d’automne sur nos braises endormies.
Bienvenue à la racine du vent

Stéfanie

Crédit photo : MAGDA. Dans la forêt des cèdres de Saou. A l’écoute.